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Dedans dehors Paroles : Stéphane Libert - Musique : Laurent Dutrait C’est si fragile, si incertain, un souffle sur le dos d’une main, Quand le vent vient au dehors, Quand le vent au dehors caresse, à l’envie, à longueur de faiblesse. Les esprits deviennent corps, Et les corps se nouent, s’enlacent dans d’étranges ivresses. C’est une ombre, une odeur Une arme contre la peur Un parfum dans un souffle, sans traces, volatil et lointain, Quand le vent vient au dehors, Quand le vent au dehors le chasse, et nous laisse interdit, Perdu mais on cherche encore, Cette esquisse de douceur, sans trace, que nous avons sentie. C’est un soupçon de regret Une larme cachée Une douce douleur Un pincement au cœur. Dernières nouvelles Paroles : Stéphane Libert - Musique : Laurent Dutrait Suspendu dans le vide, comme un ange sans ailes. Mon dieu vu de si haut que la Terre semble belle. Le silence n’est troublé que par mon souffle lent. Je chuchote des mots que personne n’entend. J’ai coupé la radio, j’ai décroché le lien, Et je vois s’éloigner le vaisseau d’où je viens. Suspendu dans le vide, comme un ange sans ailes. Mon dieu vu de si haut que la Terre semble belle. Mère, oh ma mère, ton fils est une étoile enfin, Et si je tends les bras j’ai la Terre dans mes mains. Même après que mon sang soit figé dans mon cœur, Mes yeux seront ouverts sur un monde qui meurt. Même si ma vie s’arrête, je ne serais jamais mort, Ma mère chante pour moi, pour ton fils qui s’endort. Suspendu dans le vide, comme un ange sans ailes. Mon dieu vu de si haut que la Terre semble belle. Mère, oh ma mère, ton fils est une étoile enfin, Et si je tends les bras j’ai la Terre dans mes mains. Suspendu dans le vide, comme un ange sans ailes. Mon dieu vu de si haut que la Terre semble belle. Mère, oh ma mère, ton fils est une étoile enfin, Et si je tends les bras j’ai la Terre dans mes mains. Suspendu dans le vide, comme un ange sans ailes. Et si je tends les bras j’ai la Terre dans mes mains. La pluie de la nuit Paroles : Stéphane Libert - Musique : Laurent Dutrait Comme, Les lumières des hommes qui s’allument Nos paupières lourdes sous la lune On oublie les choses, les histoires Perdu dans le noir Mais la pluie de la nuit Ne tombe pour personne Elle adoucit les rêves des hommes Mais la pluie de la nuit Ne tombe pour personne Elle ne fait que passer en somme Elle, Vient parfois de loin, de la mer Au delà de ce tout qui nous sert Poussée comme avant par le vent Lentement le vent Mais la pluie de la nuit Ne tombe pour personne Elle adoucit les rêves des hommes Mais la pluie de la nuit Ne tombe pour personne Elle ne fait que passer en somme C’est, C’est pendant la nuit qu’elle descend Le long de nos songes d’enfant Pour lisser le monde et les gens Tout en transparent Mais la pluie de la nuit Ne tombe pour personne Elle adoucit les rêves des hommes Mais la pluie de la nuit Ne tombe pour personne Elle ne fait que passer en somme Au théâtre de ma fenêtre Paroles : Stéphane Libert - Musique : Laurent Dutrait Au théâtre de ma fenêtre, Tous les jours, soir de première, Autant de gens que de peut-être, Quand s’éteignent les lumières. Il me tarde la séance, Toute la journée j’y pense. C’est le seul endroit du monde Où quelque chose est fait pour moi, Dehors le bruit des mots inonde, Tout devient flou, tout se noie. Il me tarde la séance Toute la journée j’y pense. Mes mots sont leurs mots, Leur peau est ma peau, Quand il pleut dehors, L’eau mouille mon corps. Le verre dépoli Rend les gens jolis, Quand ils pleurent dehors L’eau coule sur mon corps. Quelque soit l’heure de la nuit, Je devine sur les visages Les mots que les acteurs ont dit. Ce sont mes idées de passage. Il me tarde la séance Toute la journée j’y pense. Mes mots sont leurs mots, Leur peau est ma peau, Quand il pleut dehors, L’eau mouille mon corps. Le verre dépoli Rend les gens jolis, Quand ils pleurent dehors L’eau coule sur mon corps. Au travers des volets Paroles : Stéphane Libert - Musique : Laurent Dutrait Dehors le soleil est levé, Je vois au travers des volets, La ville doucement s’éveiller, Personne ne saurait deviner. Toi et moi, Toi et moi. Je sens la chaleur de ta vie, Au creux de mon corps, blottie, J’attends, patient, alangui, L’heure où tu quitteras la nuit. Toi et moi, Toi et moi. Je sais que tu me souriras, Cachée juste sous nos draps, Pour nous le soleil entrera, Discret juste pour toi et moi. Toi et moi, Toi et moi. Les bottes de géant Paroles : Stéphane Libert - Musique : Laurent Dutrait Pour retrouver les routes, celles qu’on empruntait, Qui chassaient nos doutes il y a quelques années. Quand on ne rêvait pas encore pour oublier, Quand on ne savait pas ce qui nous attendait. Te souviens-tu du temps où nous savions voler ? Nous étions les enfants, nos cœurs semblaient légers. Te souviens-tu du vent, des chants qui nous berçaient, Les bottes de géant, que l’on portait aux pieds ? Là-haut, si haut, Voler n’était qu’un mot. Là-haut, si haut, Le monde semblait beau. Les jours se succédaient, légers comme des plumes, Mais au bout d’un millier, le poids nous accablait, Et pour nous envoler il nous restait les dunes, Mais en bas dans le sable, toujours on retombait. L'hiver Paroles & musique : Laurent Dutrait Quand arrive l’hiver Dans la ville, La neige couvre la misère, Tout scintille. Dans le jardin public, Pour le bonhomme de neige, Les enfants s’appliquent, Ils le décorent. Pour eux c’est magnifique, Leurs beaux manteaux les protègent, Du froid qu’il fait dehors. Quand arrive l’hiver Dans la ville, Le gel cache la poussière, Il scintille. Devant les cheminées, Le soir, les gens se réchauffent, La journée terminée, La ville dort. Les rues sont désertées, Il n’y a que la fumée Pour ceux qui sont dehors. Quand arrive l’hiver Dans la ville, La neige couvre la misère Tout scintille. Sur un arbre nu, Reste un oiseau égaré. Personne ne l’a vu, Il s’endort Tout seul dans la rue. Comme lui, je passerai Toute la nuit dehors. Je ne vois que moi Paroles & musique : Laurent Dutrait Quand la vie devient lente, Quand commencent les pentes, Quand le vide est immense, Quand les ombres entrent dans la danse… Elle me voit, Elle est tout simplement là. Elle est celle qui veille sur moi Depuis le premier jour, Elle est celle qui me portera Jusqu’au dernier jour, Moi je ne vois pas, Je ne vois que moi. Quand les feux du mal-être, Quand, quand ils brûlent dans ma tête, Quand tout devient si lourd, Quand je ne vois plus bien le jour… Elle me voit, Elle est tout simplement là. Elle est celle qui veille sur moi Depuis le premier jour, Elle est celle qui me portera Jusqu’au dernier jour, Moi je ne vois pas, Je ne vois que moi. En plein vent Paroles : Stéphane Libert - Musique : Laurent Dutrait On plante des piquets pour agripper la terre, Un bateau à trois mâts échoué sur les terres. On tend des filins pour retenir le jour, Dans les odeurs de jungle et le bruit des tambours. En plein vent, dire bonjour aux gens, En plein vent, si souvent. On allume des lumières pour dire que c’est la fête, Accrochés aux trapèzes au dessus de nos têtes. D’improbables anges dans le ciel font l’amour, Ils tentent de partir, mais retombent toujours. En plein vent, dire bonjour aux gens, En plein vent, si souvent. Comme une étoile lente, elle balance à vingt pas. Il l’envoie tournoyer et lui retend ses bras. Ses ailes sont les mains de l’homme trapéziste, Mais elle entend toujours l’appel sourd de la piste. En plein vent, dire bonjour aux gens, En plein vent, si souvent. La vie des hommes Paroles : Stéphane Libert - Musique : Laurent Dutrait Les nuages abritaient vos rangées de jasmins, Et vos chiens sommeillaient, étourdis de parfums. Parfois, la jeune soeur du Comte de Chiarro Egrenait quelques notes sur son joli piano. Se moquer de la vie des hommes, Comme si il en pleuvait, comme s’il en pleuvait. Se moquer de la vie des hommes, Comme s’il en pleuvait, des tonnes. La vie à l’extérieur faisait des bruits sauvages, Qui passaient au dessus de l’enceinte du parc. On entendait des voix qui n’avaient de visages, On les imaginait bercés par le hamac. Se moquer de la vie des hommes, Comme si il en pleuvait, comme s’il en pleuvait. Se moquer de la vie des hommes, Comme s’il en pleuvait, des tonnes. Les usines au loin avalaient de l’air pur, Pour en faire de l’or en plein coeur de la ville. Et si les nuits sont douces c’est que les jours sont durs, Les géants de nos jours n’ont plus de pieds d’argile. On verra demain Paroles : Stéphane Libert - Musique : Laurent Dutrait J’ai trouvé des éclats de lune, Comme ça, au détour d’un chemin. Je n’ai pas saisi ma fortune, Et j’ai dit « on verra demain ». J’ai rangé au creux d’un mensonge Ce que je sais faire de mes mains, Et mes pas que le vent allonge, Mais j’ai dit « on verra demain ». Un autre jour, dans une autre ville, Un autre jour sera plus facile, Un autre jour, peut-être bien, Un autre jour, on verra demain. Peut-être m’attends-tu encore, Comme ça, au détour d’un chemin ? Mais je préfère traîner dehors, Je te dis : « on verra demain ». Un autre jour, dans une autre ville, Un autre jour sera plus facile, Un autre jour, peut-être bien, Un autre jour, on verra demain. Les jeunes filles Paroles : Stéphane Libert - Musique : Laurent Dutrait Les jeunes filles, le soir, dansent seules au bal. Elles sont tristes et belles, On sent que leur cœur fait mal. Elles dessinent dans l’air, des mots qu’on devine. Leurs longs doigts fragiles, Dans l’air, comme de longs cils. Ophélies, Elles flottent au gré des mots. Elles oublient La vie sucrée, le sirop. Les jeunes filles, le soir, sont des fées d’opale. Elles s’abîment au large Des fumées des arrières salles. Ophélies, Elles flottent au gré des mots. Elles oublient La vie sucrée, le sirop. Elles s’abîment Au large des arrières salles. Elles traversent, le regard des jeunes gens. Elles sont tristes et belles, De n’être plus des enfants. Ophélies, Elles flottent au gré des mots. Elles oublient La vie sucrée, le sirop. Les jeunes filles, le soir, dansent seules au bal. Elles sont tristes et belles, On sent que leur cœur fait mal. |