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Nos rêves à fleurs
Paroles : Stéphane Libert - Musique : Laurent Dutrait

Je ne veux pas de votre monde de vitesse,
Où la nuit sur les ponts les voitures ne laissent,
Que des traînées de rouge et de jaune mêlées,
Sais-tu pourquoi si vite elles s’enfuyaient.

On refait nos cartons pour aller vivre ailleurs,
Des plans sur des comètes qui voyagent toujours,
Pour glisser sous nos têtes nos anciens rêves à fleurs,
Aux paroles un peu simples puisqu’ils parlent d’amour.

Je ne veux pas de votre monde de vitesse,
Où la nuit sous les ponts des naufragés se blessent,
Aux rebut de vos vies, aux limites étranges,
Ils sont si loin de vous que l’on dirait des anges.

On refait nos cartons pour aller vivre ailleurs,
Des plans sur des comètes qui voyagent toujours,
Pour glisser sous nos têtes nos anciens rêves à fleurs,
Aux paroles un peu simples puisqu’ils parlent d’amour.

Fais-tu de tes années des emballages vides,
Comptes-tu à rebours en remarquant tes rides ?
Pour glisser sous nos têtes nos anciens rêves à fleurs,
Aux paroles un peu simples puisqu’ils parlent d’amour.



Je respire
Paroles : Stéphane Libert - Musique : Laurent Dutrait

Je marche le long du canal,
Ca va pas trop bien, ça va plutôt mal.
Comme l’eau est noire, j’ai peur.
J’imagine ma mère toute en pleurs.

Souvent, j’explore le malheur,
Sans raison, juste pour le plaisir,
Souvent, je me fais des frayeurs,
Sur le chemin du retour, je respire.

Se glisser dans l’eau ne serait pas banal.
Je veux bien mourir si ça fait pas mal.
Un tout petit caillou poussé par mon pied,
S’enfonce dans l’eau puis disparaît.

Souvent, j’explore le malheur,
Sans raison, juste pour le plaisir,
Souvent, je me fais des frayeurs,
Sur le chemin du retour, je respire.

Je suis là, les yeux flous dans l’eau,
Je sens le vent qui me caresse le dos.
Debout sur la berge sans bouger d’un pouce,
Il faudrait que quelqu’un me pousse.

Souvent, j’explore le malheur,
Sans raison, juste pour le plaisir,
Souvent, je me fais des frayeurs,
Sur le chemin du retour, je respire.



Soit-il ainsi
Paroles : Stéphane Libert - Musique : Laurent Dutrait

D’où je viens, tous les hommes te ressemblent,
Ils sont grands, et jamais leur voix ne tremble.
Leurs regards déposent des milliers de fleurs,
Autour d’eux flotte un parfum de douceur.

De là où je viens, on ne croit en rien,
Que peut-on faire ? C’est si loin.
Mais là où je vis, c’est tout comme ici,
Ce qui est loin n’est pas ma vie.
Soit-il ainsi.

D’où je viens, on préfère ne rien faire,
Dans nos mains, on détourne les rivières,
De l’eau douce efface les douleurs,
Et le sel de leurs yeux quand ils pleurent.



Mes soeurs les étoiles
Paroles : Stéphane Libert - Musique : Laurent Dutrait

Des larmes de poète, ou des cailloux jetés en l’air.
Restent mobiles suspendues, sans jamais toucher terre,
Froides et lointaines, de la beauté des inconnues.
De celles qui t‘emmènent, sans jamais les avoir vues.

Mes sœurs les étoiles,
A tout jamais.
Mes sœurs les étoiles,
Je veux dormir à vos côtés.

Un chemin en plein ciel, pour qui sait lire dans leurs yeux,
Elles te guident jusqu’au port, si tu t’abandonnes à leurs vœux,
Je sais qu’avant moi des centaines, remirent sans penser leur sort,
Leur vie qui coule dans leurs veines, les yeux levés et déjà morts.

Mes sœurs les étoiles,
A tout jamais.
Mes sœurs les étoiles,
Je veux dormir à vos côtés.

Parmi les hommes je suis, je reste lourd de sentiments,
L’erreur qui me fait vivre ici, est bien celle de mes parents,
Blanche et froide comme la Lune, aussi mortelle que cent soleils,
Mon ascendance court les dunes, en attendant le grand sommeil.

Mes sœurs les étoiles,
A tout jamais.
Mes sœurs les étoiles,
Je suis des vôtres désormais.



Betty sur la route
Paroles : Stéphane Libert - Musique : Laurent Dutrait

Betty, ne veut rien emporter, que le bruit de ses pas,
Et son ombre auprès d’elle.
Betty, n’est plus rien que Betty, elle ne se souvient pas,
Et personne ne l’appelle.

Betty ne veut pas savoir,
La fin de son histoire.

Betty sur la route n’écoute,
Jamais que le son de sa voix.
Betty sur la route ne doute
De l’oubli qui guide ses pas.

Là-bas au loin où se perdent ses pas.

Betty, flotte au gré des courants, au vent des camionneurs,
Elle ne demande rien.
Betty, a perdu quelque part, l’innocence et la peur,
Il ne lui reste rien.

Betty ne veut pas savoir,
La fin de son histoire.

Une image qui passe.
Son histoire s’efface.



Thomas Clarence
Paroles : Stéphane Libert - Musique : Laurent Dutrait

Je m’appelle Thomas Clarence,
Je traîne les pieds depuis ma naissance.
Quand je regarde autour de moi,
Je ne vois rien en quoi je crois.

Je peux rester assis des heures,
A contempler le jour qui meurt,
Je n’attends pas plus de demain,
A quoi bon, ça ne sert à rien.

Je fais confiance au temps qui passe,
Rien ne s’ajoute, rien ne s’efface,
Je ne comprends que les enfants,
Qui jouent à flotter dans le vent.

J’ai essayé d’aller à l’usine,
Comme tout le monde, aller à l’usine.
J’ai pas trouvé le grand secret,
Pour m’obliger à y retourner.

En attendant que ça se passe,
Je traîne ici, de place en place.
A contempler le jour qui meurt,
Rien d’autre à faire pour mon bonheur.

Je regarde passer les gens,
Je leur parle de temps en temps,
Je ne comprends pas leur discours
Je reste assis pendant qu’ils courent.

J’ai déjà bien gagné ma vie,
Maintenant je la porte ici,
En attendant que ça se passe,
Je n’ai jamais trouvé ma place.



L'odeur des craies
Paroles : Stéphane Libert - Musique : Laurent Dutrait

Je me souviens de l’odeur des craies,
Et de ces mots que l’on chantait,
« Il y a longtemps que je t’aime,
Jamais je ne t’oublierai ».

Jamais je n’avais imaginé,
Que les chansons que l’on usait,
Pouvaient parler des gens qu’on aime,
Jusqu’à nous faire pleurer.

Je ne me souviens pas que les chansons disaient,
Que quand tu t’en irais, le monde s’en irait.
Je ne me souviens pas, il y a quelques années,
D’avoir compris ces mots qu’aujourd’hui je connais.

Et j’oublie où je crois pouvoir vivre,
Dans des bars où d’autres âmes en peine,
Cherchent en vain les mots qui délivrent,
Et jeter leur chagrin pour toujours dans la Seine.

A la sortie des nuits de traîne,
Quand on ne sait même plus son nom,
Les seules choses qui nous reviennent,
Sont le malheur et ton prénom.



Suzy
Paroles : Stéphane Libert - Musique : Laurent Dutrait

Suzy dans sa robe blanche,
Au fil du vent le soir balance.
Son regard tourné vers le ciel,
Elle est si douce, elle est si belle.
Ses pieds nus caressent le sol,
Nonchalamment ses cheveux volent.

Suzy dans sa robe blanche,
Au fil du vent le soir balance.

Le doux ballant la fait tourner,
De loin elle semble être une fée.
Dansant dans l’air au rythme lent,
Des peupliers cédant au vent.
Peut-être est-elle dans ses pensées,
Très loin de nous ou bien très près ?

Suzy dans sa robe blanche,
Au fil du vent le soir balance.

On pourrait croire une aquarelle,
Tant le tableau semble tranquille,
Tant la lumière est autour d’elle,
Tant ses longs doigts sont immobiles.
De loin qui pourrait remarquer,
La corde à son cou entourée.



Comme avant
Paroles : Stéphane Libert - Musique : Laurent Dutrait

J’irai dans des endroits où la musique est forte,
Si je peux décoller mon front de cette porte,
Pour tourner sur moi-même, et peut-être pleurer,
Jusqu’à ce que je tombe, à moins de m’envoler.

Mon idéal se noie dans un verre de coca,
Et le whisky l'enchaîne et le tire vers le bas,
Mais même sans histoire, il faut bien que l’on vive,
En attendant le jour, pour que la nuit arrive.

Trop de gens te l’ont dit, sans le penser vraiment,
Sans savoir que les mots ne s’usent qu'avec le temps,
Sans te mentir non plus mais juste en ignorant,
Que les dire souvent, c’est les jeter aux vents.
Je t’aime comme avant.

Comment faire aujourd’hui les voyages d’avant,
Puisque tu ne veux plus que je suive tes traces,
C’était Valparaiso, je me demande comment,
On a bien pu rêver que nos vies s’y effacent.



Sophie sur le toit
Paroles : Stéphane Libert - Musique : Laurent Dutrait

Sophie sur le toit,
Regarde par terre,
Et ce qu'elle voit
Ne va pas lui plaire.

Tous les gens vus de là-haut,
Ne ressemblent à rien,
Ce n'est pas plus beau,
D'un point de vue aérien.

Et pendant ce temps
Sophie se rappelle,
Pendant qu'elle descend,
Combien la vie est belle.

Faudrait pas exagérer,
Faut savoir ce qu'elle voulait,
Dans les cieux on argumente,
Et Sophie descend la pente

Et au rez-de-chaussée,
Les passants étonnés,
Regardent Sophie passer,
Sans connaître ses regrets.

Faudrait pas exagérer,
On n’ peut pas tout deviner,
Dans les cieux on s’impatiente,
Et Sophie est arrivée.

Sophie sur le toit,
Regardait par terre,
Ce qu’elle a vu je crois,
N’a pas dû lui plaire.

Et du vent dans ses cheveux,
Puisque personne n’en veut.
Emportée par la rafale,
Sophie dans les airs s’étale.



Passer le temps
Paroles : Stéphane Libert - Musique : Laurent Dutrait

On a bien oublié
Les noms des grands rois,
Je peux vivre sans toi.
On a bien résisté
Aux années de froid,
Je peux rester là.

Je voulais seulement
Passer le temps,
Me laisser glisser lentement.
Regarder filer,
Sans les compter,
Les jours, les nuits et les années.

Je connais d’autres gens,
J’écoute leur voix,
Tu n’es déjà plus là.
Il me reste du temps,
Des photos de toi,
Où tu ne souriais pas.



Cinquième ciel
Paroles : Stéphane Libert - Musique : Laurent Dutrait

Au plus profond des lits, la tiédeur des eaux mortes,
Le couloir de l’hotel, est plein de vieux fantômes,
Debout devant les portes, dans des chaussures d’hommes.

Sur les tapis persans, percent les confidences,
Et les maîtres chantant, apprennent enfin la danse.
Il se dit que des rois ont sacrifié leur reine,
Sur un coup de folie, dans les suites au cinquième.

Les nuits sont longues,
A l’hôtel Paradis,
C’est tout un monde
Où les anges ont un prix,

Sonne le téléphone, pour une indiscrétion,
Et glissent sous la porte, des bruits de discussions.
Sous les lourds capitons, capitulent les défenses,
Mister X aujourd’hui multiplie les dépenses.
Les nuits sont longues,
A l’hôtel Paradis,
C’est tout un monde
Où les anges ont un prix,

Les coeurs de pierre,
A l’hôtel Paradis,
Sont des rivières
De jade et de rubis.